On sait la fascination qu’exerçaient les œuvres d’art primitives sur les avant-gardes artistiques au début du XXe siècle. La collection du Musée National d’Art Moderne en atteste, elle recèle nombre de ces objets rituels, souvent collectés par les artistes eux-mêmes, tel Guillaume Apollinaire, André Breton, André Derain ou Michel Leiris. Ils trouvaient dans ces œuvres une spontanéité et une intensité en accord avec leur désir de transcender les principes de la représentation. La place donnée aux concepts d'inconscient et de rêve par Sigmund Freud, un autre collectionneur de statuettes, fût également prépondérante dans cette reconnaissance.
Totem et Tattoo proposait d’explorer cette proximité entre art moderne et art primitif dans une scénographie librement inspirée d’un tapis qu’Alexandre Calder fit exécuter par des artisans guatémaltèques d’après un de ses dessins. Conçue pour les enfants, l’exposition invite quelques œuvres choisies de la collection au voyage, pour les transposer dans le village indigène de la tribu des Pupiyopacs, une tribu dont le chef s’est entiché d’art moderne.
La visite de l’exposition se doublait d’une création sonore, un audioguide en forme de fiction, réalisé par Pierre Senges (auteur) et Sébastien Roux (compositeur).

Une exposition contée pour les enfants de 6 à 12 ans, Galerie des enfants
Musée national d’art moderne — Centre Pompidou, Paris, du 12 avril au 22 septembre 2014
Avec la collaboration de Yannick Fouassier (lumières), et Fanette Mellier (typographie)

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